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Peux-tu nous raconter ton premier contact avec la coutellerie ?

Mon premier contact avec la coutellerie remonte à mon adolescence. Pratiquant les arts martiaux japonais, je me suis passionné pour les sabres.

J’en ai même fait le sujet d'une de mes épreuves du bac. Pour ce faire, j’ai procédé à mes premiers essais de forge dans mon jardin, avec des résultats peu convaincants bien sûr. Mais j’ai eu la chance de rencontrer de nombreux professionnels qui m'ont apprit le métier et ont fait en sorte que je progresse.

Qu'est ce qui t'anime au quotidien et te pousse à progresser dans ton métier ?

Trouver ma voie professionnelle n’a pas été simple : aucun métier que j'ai pu pratiquer auparavant ne me convenait vraiment. Alors quitte à peiner au travail, j’ai décidé de créer mon entreprise pour exercer ce métier si particulier.

Pour me lancer, il me fallait un atelier : j’ai donc rejoint une pépinière d’artisans où nous partagions les espaces.

Ce collectif m’a accueilli pendant près de huit ans, ce qui a grandement facilité mes débuts.
Ce qui me pousse à progresser, c’est que j’ai voulu ressembler à mes idoles, faire toujours mieux.

Pour moi, ce sont Véronique Laurent et Jean-Louis Regel que j’ai eu la chance de rencontrer et auprès de qui j’ai beaucoup appris. Leur travail reste une grande source d’inspiration pour moi.

Quel a été ton souvenir le plus marquant dans ton métier qui t’a permis d’évoluer ?

Un souvenir inoubliable de mon parcours est ma participation au Blade Show d’Atlanta.

Ce fut mon premier voyage hors d'Europe. J'y suis allé d'abord pour me présenter à un examen en coutellerie forgée, le Journeyman Bladesmith , puis pour exposer à côté de plus de milles autres professionnels de la coutellerie. Après plus de 200 heures de travail consacrées à cinq couteaux, je suis revenu avec la validation du jury pour ce diplôme. Une étape déterminante dans mon aventure.

J’ai connu des échecs, j’ai recommencé, j’ai réfléchi, corrigé… jusqu’à atteindre le résultat que je voulais. Ces couteaux représentent pour moi une vraie démonstration de mon savoir-faire et de ma persévérance.

Quels conseils donnes-tu à tes stagiaires ? Et quels types de profils viennent généralement se former auprès de toi ?

Les personnes qui viennent dans mon atelier ne cherchent pas forcément à apprendre le métier. La plupart veulent vivre une expérience unique : créer leur propre couteau.

Pour ce qui est de l’apprentissage professionnel, je ne peux malheureusement pas accueillir de stagiaires. Quand j’échange avec des personnes intéressées par ce métier, je leur explique que les formations sont rares et les débouchés limités.

Mon conseil reste malgré tout de se lancer, tout en gardant à l’esprit la réalité : beaucoup de couteliers doivent avoir un second emploi à côté.
C’est aussi mon cas : je dois souvent accepter des missions complémentaires.

Quelles bandes abrasives utilises-tu le plus souvent ?

J’ai deux références incontournables :

  • Cubitron II 984F : c’est la bande la plus importante dans mon travail. En grain 60, quand elle est neuve, elle est parfaite pour le bois et les manches. Une fois utilisée, elle reste encore très efficace sur l’acier. C’est un véritable indispensable.

  • Trizact Gator : je l’utilise sur l’acier, après les gros enlèvements de matière. Elle est idéale pour effacer les traces et affiner le polissage. Je commence avec l’A300, puis l’A160 et l’A100, puis complétés par un ponçage à la main.

On m’a recommandé Abrapon, il y a près de dix ans pour la qualité de leur service client, et je dois dire que cette qualité est toujours au rendez-vous. Les prix sont attractifs, le site est devenu plus lisible et mieux documenté.

J’apprécie aussi beaucoup le fait qu’ils se déplacent dans les salons de coutellerie : c’est précieux de voir une entreprise se rapprocher ainsi des artisans et prendre le temps de conseiller.

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